Le nouveau printemps de « Flore »

couv_201_1 Merci tout d’abord à l’association Atout Coeur de Côtes d’Armor, pour un bon moment d’échanges hier mardi 30 septembre avec Philippe de la Chapelle, directeur de l’OCH et de la revue « Ombres & lumière » .

Pour ceux qui ne connaissent pas la revue , le travail de l’équipe de rédaction est vraiment une ressource précieuse pour tous et en particulier pour toutes les familles, adolescents compris !

Fragilité et bonheur, est ce compatible ?

Une question dont la réponse peut changer toute une vie, et même notre monde !

Une autre interpellation , est à accueillir ces jours dans un documentaire qui vient de sortir dans les salles de cinéma

Confronté à la maladie d’Alzheimer de sa mère, le cinéaste Jean-Albert Lièvre a choisi de l’emmener habiter dans sa maison de Corse, où elle revit. De cette histoire, il a fait un très beau film documentaire, qui sort le 24 septembre.

Extrait d’interview :

Tout le film tourne autour de la décision que vous avez prise, avec votre sœur, de retirer votre mère des institutions, pour l’installer en Corse dans une maison familiale. Comment s’est fait ce choix ?

Dès le départ, j’étais contre son départ en maison spécialisée, je trouvais que c’était trop tôt. Mais, souvent à l’étranger, j’étais trop occupé pour me pencher sur la question. Lorsqu’elle a été placée, je suis allée la voir régulièrement. C’était d’une telle tristesse… Ça me rendait moi-même malade. Même dans les plus belles institutions, il n’y avait pas d’âme, pas de vie. C’est une maladie qui demande d’être très proche du malade, or il manque beaucoup de personnel dans les maisons. Maman est devenue tout de suite agressive ; elle s’est dégradée. On l’a mise sous médicament, et ça a été une longue descente. Elle se laissait mourir.

Il fallait trouver une solution, la sortir de là. Nous avons cherché une maison avec un esprit familial, sans succès. Maman a toujours habité au contact de la nature, au grand air. Mon métier me permettait de prendre du temps, de mettre ma vie entre parenthèse. Pourquoi ne pas l’emmener en Corse, sa patrie d’adoption ? J’ai liquidé mon entreprise à Paris, puis on est parti là-bas aménager la maison de famille et chercher une équipe pour accompagner Maman, avec une personne pivot. De mon côté j’ai emménagé à proximité.

Dès l’avion, elle s’est remise à sourire. Sur place, en quelques semaines, elle a récupéré de l’énergie. Elle s’est remise à marcher, et son agressivité a disparu. Elle n’a plus eu besoin de médicaments. Elle passe sa vie dehors, au contact de la nature. La maladie est bien présente, mais elle a retrouvé sa gaité. Elle qui est très tactile, suit les papillons, touche le sable, l’herbe… Le contact des éléments la maintient éveillée.

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