La découverte de l’amour désarmé

Lorsque je suis tombée malade pour la première fois, j’ai vu mes parents, incertains de l’avenir qui m’attendait, acculés à l’expression d’un amour inconditionnel : ils n’avaient plus la ressource que de m’aimer, désormais eux aussi, à la folie, dans la totale impuissance de rien pouvoir faire pour moi. C’est comme si la maladie avait désarmé leur amour, ne leur laissant que le choix de se tourner à leur tour vers Celui qui est Tout Amour.

J’ai su très tôt que mon besoin d’un tel amour était si profond, si violent, si désespéré, que je suis tombée malade en partie pour me mettre en état de le donner et de le recevoir comme cette eau dont j’étais morte de soif sur la margelle du puits.

Ainsi, sans qu’il faille décortiquer l’histoire du sujet ou entreprendre une thérapie familiale, celui qui tombe malade, qui accepte de tomber dans les bras de la faiblesse rend à tout son entourage le service de permettre la découverte de l’amour désarmé.

Tous les malades sont, à l’image du Christ, des « guérisseurs souffrants » : ils font découvrir à autrui une dimension de l’amour qui reste inconnue à ceux qui n’aiment que dans l’inconscience d’un bonheur humain, auquel manque la profondeur bouleversante de la tendresse de Dieu

La découverte de l’Amour désarmé. La bouleversante tendresse de Dieu ….

 

 

pour vivre Pâques 2016 , en choisissant l’Espérance !
d’après Véronique Dufief – La souffrance désarmée – Salvator

 

 

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