Pour aller au devant de grands bonheurs ! 

 » Quand le chrétien a un enfant, et s’il veut que son enfant soit chrétien, il lui dira ceci : Tu vas au devant de grands bonheurs. Et ta souffrance augmentera avec ta joie. Comme les autres tu iras dans la cour de récréation. Tu courras comme les autres enfants, et comme eux tu joueras au ballon ou à cache-cache. Mais tu ne croiras pas plus au beau but que tu viendras d’inscrire, qu’à la cachette que tu auras trouvée.

Tu n’auras d’yeux que pour l’Amour qui, s’il se donne, circule, sinon, crie en chacun. Tu entendras ce cri. Tu auras mal aux autres. Tu seras souvent seul avec ton exigence d’aimer et d’être aimé. Tes camarades te regarderont et ne comprendront pas. Sauf quelques uns.

Ils seront un ami. Ils ne seront pas beaucoup, mais ce sera unique. Ils seront cet autre, puis cet autre, qui, réunis, mettent Dieu au milieu. Oui, tu vas au devant de grands bonheurs  » (*)

Alors que s’obscurcit l’espace de notre petite terre si belle et si fragile, la lumière nous est donnée, la lumière de l’Espérance. Dieu a voulu s’incarner, pour que notre soif de sens et de spirituel puisse se vivre avec la terre qu’on travaille, avec le chant qu’on y chante, avec le pain qu’on y cultive, avec l’ami qui nous est donné.

“ Une spiritualité sans le Dieu fait homme, risque d’être froide comme l’Arche de La Défense ou le parlement européen, privée de visage comme le moudjahidin encagoulé. « .(*)

Ce qui se passe près de nous, alors que nous n’osons bouger, peut faire peur. Peur de ceux qui dénoncent en vous un ennemi mortel, alors que vous passez votre semaine à essayer d’éduquer vos enfants ou de vous éduquer vous même, de gagner votre vie et d’attraper au passage quelques bribes de joie !

Pire encore, la peur pourrait finir par nous priver du goût de la vie et du sens de notre vocation. La plus grande menace est la désespérance, l’habitude prise, à force de blessures  et de crainte, de ne plus accueillir le jour qui se lève.

Si l’on aime le Christ on sait le « déjà » de Dieu : « tout est accompli ». Nous ne pouvons rien perdre puisque tout nous a été donné. Plus nous nous perdrons notre vie par Lui, plus nous la recevrons de Lui.

Plus ce monde est laid et mal aimable plus il a besoin de mon amour. Il y a un abîme entre « aimer » et  » trouver aimable ».

Et pour aimer nous n’avons qu’aujourd’hui. Demain nourrit notre espoir. Après demain a besoin d’Espérance. Celle qui n’a qu’une source, celle d’un Dieu, qui lui aussi a connu l’échec apparent et qui fait tout pour nous rejoindre.

Si nous acceptons l’appel à devenir chrétien, nous agirons de telle sorte que là où nous vivons on  entende encore battre le cœur de Jésus, Amour impossible donné dans l’impossible. Amour qui nous fait choisir l’Espérance, Amour qui nous fait aller au devant de grands bonheurs.

C’est bientôt Noël : Dieu avec nous, bonheur !

BG

(*) d’après : Rien que l’amour & Vivre croire et aimer – Martin Steffens – 

 

Bientôt Noël … Ne restez pas seuls …

Dimanche 25 Décembre : un rendez vous pour un goûter à la maison Anne & Joachim

IMG nos prochains rendez vous