Songe d’une nuit d’hiver

Touché d’apprendre le décès de la fille de Loic et Anne-Dauphine Julliand, Azylis, Hubert Saillet médite sur le sens de la vie :

 Dans la nuit de mardi à mercredi de la semaine dernière, dans le silence de la montagne, loin de la pollution lumineuse des villes, j’étais enveloppé dans l’extraordinaire beauté du ciel étoilé. Je pensais à Thaïs et Azylis et priais pour Loïc, Anne-Dauphine, Gaspard et Arthur quand j’eus l’impression qu’Azylis, telle le petit Prince, venait me raconter, dans un doux cœur à cœur, une belle histoire de Ciel.

En me montrant la lune qui éclairait la terre en réfléchissant les rayons du soleil, elle m’a expliqué que nous, les hommes et les femmes, nous sommes comme les corps célestes qui, lorsqu’ils sont éclairés par le Soleil, réfléchissent sa lumière sur la Terre.

Evidemment, dans cette belle histoire, le Soleil, c’est Jésus qui a dit « Je suis la lumière du Monde. Celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la Vie » (Jean 8, 12). Lorsqu’il est venu sur la Terre, tel le Soleil quand vient le jour, il a tout éclairé, il nous a permis de tout voir, de tout comprendre. Et puis il a disparu aux yeux des hommes mais sa Lumière de Vie est toujours présente pour celui qui sait la capter comme la lune capte les rayons du Soleil au beau milieu de la nuit.

Et donc, nous, pendant notre parcours sur la Terre, dans le ciel noir de la nuit, nous avons à être comme des corps célestes qui réfléchissent sa Lumière pour éclairer la Terre.

Et lorsque nous mourrons, nous pourrons alors être comme des étoiles qui resplendissent de la Lumière même du Christ pour continuer à éclairer la Terre, tout comme l’enseignement de certains Saints nous éclaire sur notre chemin vers Dieu.

Alors bien sûr, pour l’instant, dans nos vies, certains réfléchissent plus que d’autres ! Certains sont comme des trous noirs qui absorbent la lumière sans jamais rien restituer. Certains clignotent en fonction des aléas de leur vie. Certains cherchent, pour briller, une lumière artificielle qui ne les mène nulle part. Certains pensent qu’ils peuvent se passer de la lumière et vivent dans la nuit.

Par contre certains, comme Marie Océane ou comme Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual, les enfants du film Et les Mistrals gagnants* rayonnent dans la nuit noire de leurs vies difficiles et nous éclairent par leur éblouissante sagesse, leur formidable courage et leur extraordinaire joie de vivre.

Hubert Saillet

ombresetlumiere.fr – 27 février 2017

 

Et les mistrals gagnants, Affiche